L'avenir et le sort de l'Afghanistan, déchiré par seize ans de guerre, ont été au coeur des discussions, lundi soir à Téhéran, entre le Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto et le président du Parlement iranien, Ali Akbar Nategh-Nouri. Les représentants de ces deux voisins de l'Afghanistan sont tombés d'accord pour estimer qu'aucune des factions armées qui se disputent le pouvoir depuis le retrait soviétique (1989) et la prise de Kaboul par les moudjahidin (1992) «n'est assez forte pour gouverner seule». Sous-entendu: une «aide» à l'une ou l'autre des factions est justifiée. Islamabad ne s'en est d'ailleurs pas privé, puisque l'armée pakistanaise soutient militairement les taliban, dont les phalanges sont désormais aux portes de Kaboult. Considérés comme «anti-iraniens», les taliban ont pris en septembre le contrôle de tout l'ouest de l'Afghanistan frontalier de l'Iran. «Nous n'apportons aucune aide matérielle ou militaire à aucune faction afghane», a soutenu Benazir Bhutto, qui a également rencontré le président iranien Rafsandjani. Une affirmation que Téhéran a rejetée en mettant en garde Islamabad contre «toute interférence unilatérale» en Afghanistan. Alors que le régime nominal en place à Kaboul du «président» Rabbani semble à bout de souffle et le pays en proie au chaos le plus total, le Pakistan et l'Iran voire l'Inde, la Russie, et même l'Ouzbékistan, semblent désireux de s'assurer des sphères d'influence respectives. «Il n'y aucune rivalité entre nous en Afg
L'Iran et le Pakistan discutent de l'Afghanistan
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Publié le 08/11/1995 à 10h28, mis à jour le 08/11/1995 à 10h28
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