Rome,
de notre correspondant Un gouvernement brusquement sans majorité au Parlement et la coalition des partis de centre gauche soutenant le président du Conseil, Lamberto Dini, déchirée en profondeur. Ces premières conséquences de la nouvelle loi sur l'immigration témoignent du caractère explosif du problème aujourd'hui en Italie.
C'était sous la pression de la Ligue du Nord, le mouvement fédéraliste d'Umberto Bossi et l'un des piliers de l'actuelle majorité, que le gouvernement a dû s'attaquer d'urgence à cette question. La Lega ne se gêne pas pour porter le drapeau des «petits Blancs» en difficulté dans les quartiers à forte présence immigrée et plusieurs dirigeants du mouvement s'étaient déjà illustrés pour avoir demandé que la police puisse «tirer sur les immigrés avec des balles en caoutchouc» ou pour vouloir «leur prendre les empreintes des pieds»... Elle menaçait de ne pas voter les amendements souhaités par le gouvernement à la loi de finances. Ne pouvant se défiler, Dini a choisi d'étoffer et de durcir un peu les mesures de la loi Martelli sur l'immigration, jugée par tous laxiste et inefficace. Le nouveau décret, mis au point jeudi par le Conseil des ministres a été gardé secret pendant deux jours un fait sans précédent jusqu'à sa signature par le chef de l'Etat. Sur le fond, ce texte prévoit deux types différents d'expulsion, judiciaire ou administrative, pour les immigrés clandestins ou responsables de délits. Désormais, le ressortissant sous le coup d'une ex




