Les ministres des Affaires étrangères des Quinze ont décidé, hier à
Bruxelles, de calmer le jeu et de ne pas parler, lors de leur réunion plénière, du projet de résolution condamnant les essais nucléaires français et chinois, voté jeudi dernier à l'ONU par dix pays de l'Union européenne. Tout au plus en a-t-il été question dans les couloirs. C'est ainsi que le chef de la diplomatie néerlandaise, Hans van Mierlo, demandant à son collègue français, Hervé de Charette, «tu me serres encore la main», s'est entendu répondre: «Ce n'est pas parce que vous faites des bêtises qu'on ne va plus se parler»...
Mais d'échanges formels au sein de l'Union, il n'en a pas été question de la journée, chacun attendant que l'autre dévoile son jeu avant d'en rajouter. «Il ne s'agit pas d'un sujet qui intéresse l'Union européenne, mais les relations bilatérales entre la France et un certain nombre de ses partenaires, notamment l'Italie», a justifié Hervé de Charette devant la presse. «Nous nous sommes vus avec Hervé de Charette, c'était une très bonne rencontre. Je suis désolé qu'il n'y ait pas de rencontre la semaine prochaine, mais on la fera», a, de son côté, déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Susanna Agnelli. Histoire, pour Paris, de bien marquer son irritation, aucune date n'a été fixée, pour un nouveau sommet franco-italien ou pour un petit déjeuner entre Alain Juppé et son homologue finlandais. «Il est difficile de se retrouver pour échanger des sourires et dire que tout va b




