Le prince Norodom Sirivudh, demi-frère du roi du Cambodge Norodom
Sihanouk, a été emprisonné hier quelques heures après que le Parlement cambodgien eut levé son immunité parlementaire, à l'issue d'un vote qui s'est tenu à huis clos.
Secrétaire général du parti royaliste Funcinpec depuis 1989 et ancien ministre des Affaires étrangères, le prince est accusé d'avoir «comploté en vue de l'assassinat du co-Premier ministre Hun Sen» (ex-communiste). Il était assigné à résidence depuis samedi. Aucune preuve de la «tentative d'assassinat» contre Hun Sen, qui partage la direction du gouvernement avec Norodom Rannaridh, un fils du roi Sihanouk, n'a été apportée au cours de la réunion du Parlement. Les accusations portées contre le prince Sirivudh reposeraient, selon la presse cambodgienne sur un article publié au début du moins par Angkor Thmey. La publication attribuait au prince des propos selon lesquels des éléments de l'armée préparaient des attentats contre Hun Sen. Le prince a démenti avoir tenu de tels propos.
Agé de 44 ans, Sirivudh est l'un des prétendants possibles à la succession du roi Sihanouk, dont l'état de santé demeure précaire. Un récent sondage de l'Association des journalistes khmers faisait apparaître le prince comme assez populaire pour succéder au roi âgé de 73 ans, juste après le fils du monarque, le premier Premier ministre, le prince Norodom Ranaridh, 51 ans. Sirivudh avait démissionné de ses fonctions le 23 octobre dernier par solidarité avec Sam Rainsy, minis




