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Libération

Victoire attendue du parti présidentiel en Côte-d'Ivoire654 candidats s'affrontent dimanche pour 172 sièges de députés au Parlement ivoirien.

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Publié le 25/11/1995 à 9h58

L'opposition ivoirienne participe au scrutin législatif, dimanche,

cinq semaines après avoir boycotté la présidentielle, qui, avec 95% des suffrages exprimés en sa faveur, avait tourné au plébiscite pour Henri Konan Bédié, le chef de l'Etat sortant. Officiellement, le taux de participation avait été de 56%, mais, dans leurs rapports internes, les chancelleries occidentales l'avaient situé, plutôt, «entre 40 et 45%». Dimanche, pour l'élection de 172 des 175 membres de l'Assemblée nationale, les garanties de régularité n'auront pas changé fondamentalement. «Nous n'avons pas eu le temps de vraiment réviser les listes électorales. C'est comme ça que le gouvernement nous a piégés», a déclaré à l'agence Reuter Djény Kobina, l'un des leaders de l'opposition.

N'ayant pas pu prouver sa «filiation ivoirienne» jusqu'à la seconde génération d'ascendance, comme l'exige le nouveau code électoral dans un pays qui n'existe pourtant que depuis trente-six ans, Djény Kobina a été écarté de la course électorale. Son recours en justice a été rejeté, mercredi, par le Conseil constitutionnel. Ainsi, le chef du Rassemblement des républicains (RDR), né d'une scission de l'ex-parti unique, sera-t-il absent du scrutin, tout comme Laurent Gbagbo, le chef historique de l'opposition ivoirienne. Dans l'immédiat, le leader du Front populaire ivoirien (FPI) ne pourra, en effet, se présenter dans son village natal d'Ouragahio, qui compte parmi les trois circonscriptions de l'Ouest, où l'élection a été reporté

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