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Le Rwanda réclame le départ des Casques bleus

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Publié le 27/11/1995 à 9h54

Le gouvernement de Kigali a officiellement demandé le départ de la

mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (Minuar), dont le mandat actuel expire le 8 décembre. «Les victimes du génocide de l'an dernier, comme les rescapés et les traumatisés, ont besoin d'une aide palpable pour la construction de logements et l'achat de matériel, plutôt que d'une présence militaire», a expliqué, dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali, le chef de la diplomatie rwandaise.

Depuis septembre, le contingent déployé au Rwanda était déjà passé de 5.500 à 1.800 Casques bleus. Plusieurs pays occidentaux estimaient qu'avec un quart de sa population toujours réfugiée à l'étranger, le Rwanda avait encore besoin d'une force de paix garantissant le retour, «dans des conditions de sécurité», des réfugiés hutus. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Klaus Kinkel, l'avait répété, vendredi, au Premier ministre rwandais, en visite à Bonn, réclamant aussi des «mesures immédiates», pour mettre fin à la détention de 58.000 Hutus «dans les conditions les plus inhumaines».

Ce week-end, plusieurs dizaines de Rwandais ont été arrêtés à Nairobi, la capitale du Kenya, dans le passé accusée de servir de sanctuaire aux «génocideurs». Aucune explication officielle n'a été donnée à ces rafles policières, qui interviennent cependant au lendemain des premières inculpations, jeudi, par le Tribunal pénal international, et à la veille d'un sommet régional qui, mardi au C

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