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Libération

Huis clos autour des grands lacsLe sommet sur les réfugiés du Rwanda et du Burundi s'est ouvert hier.

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Publié le 29/11/1995 à 9h49

Le sommet régional sur le Rwanda et le Burundi, qui s'est ouvert

hier au Caire sous la présidence de Jimmy Carter, a pris l'allure d'une thérapie de groupe entre chefs d'Etat. Après des déclarations optimistes en prélude, puis un déjeuner pris en commun, le Zaïrois Mobutu, l'Ougandais Museveni, le Burundais Ntibantuganya, le Rwandais Bizimungu ainsi que le ministre tanzanien de la Défense se sont retirés pour des débats à huis clos. «Tout le monde s'accorde à dire que les centaines de milliers de réfugiés doivent retourner à leurs foyers et qu'il faut une réconciliation avec leurs voisins», a rapporté l'ancien président américain Jimmy Carter, épaulé par l'archévêque sud-africain Desmond Tutu et, à partir d'aujourd'hui, par l'ancien président tanzanien Julius Nyerere. Confirmant que la fin de l'année n'était plus la date butoir pour le départ d'un million de réfugiés du Zaïre, le maréchal Mobutu a affirmé: «Ma présence signifie que nous allons trouver des solutions à tous les problèmes...»

En marge du sommet, la réalité conflictuelle a cependant fait sa réapparition. Avant même l'ouverture, Hasan Ngeze, l'éditeur du magazine hutu extrémiste Kangura, qui avait incité à la haine avant le génocide des Tutsi au Rwanda, l'an dernier, et qui depuis diffuse parmi les réfugiés des thèses négationnistes, a été expulsé par les autorités égyptiennes, après avoir été dûment accrédité comme journaliste... Pour sa part, le président rwandais Pasteur Bizimungu a démenti les allégations de l'

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