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Libération

Chirac rassemble son pré carré au Bénin. Le VIe sommet de la Francophonie envisage une réforme de l'aide au développement.

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Publié le 02/12/1995 à 11h35

Cotonou, envoyé spécial

Jacques Chirac est arrivé hier après-midi à Cotonou, loin des grèves, mais aussi des foules africaines qui n'étaient pas venues l'accueillir. Pendant les quelques heures d'une visite d'Etat précédant l'ouverture, ce matin, du VIe sommet de la Francophonie, il a inauguré le Centre de conférences internationales, spécialement construit sur la plage ­ avec une salle de 700 sièges ­ pour ce rendez-vous biennal de quarante-sept pays. Il a également coupé le ruban du boulevard Saint-Michel, rénové avec l'aide de l'Association des maires francophones dont il avait été le président en sa qualité de maire de Paris. L'artère coupe en deux la plus grande ville du Bénin, naguère connu comme le «Quartier latin de l'Afrique». Elle fut aussi le lieu, en 1990, des premières marches contre la dictature militaro-marxiste, en faveur d'une démocratisation. Dans la presse locale, les rapprochements avec les barricades sur le boul'Mich en 1968 et l'actuelle situation sociale en France n'ont pas manqué...

Hier soir, Jacques Chirac s'est entretenu avec le président béninois, Nicéphore Soglo, avant un dîner offert par celui-ci. Elu il a cinq ans mais privé, lors des législatives de mars dernier, de sa majorité à l'Assemblée, le chef de l'Etat béninois a tiré de la présence de Jacques Chirac le meilleur profit. D'autant que la tenue du sommet francophone, avec ses retombées économiques considérables pour un pays d'à peine 5 millions d'habitants, est pour lui une aubaine à quatr

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