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Le Rwanda accepterait de prolonger le mandat de l'ONU. Les effectifs des Casques bleus seraient réduits. Hier, 38 ONG ont été sommées de quitter le pays.

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Publié le 07/12/1995 à 11h28

Après une nouvelle volte-face, Kigali donnerait in extremis son

consentement à une prolongation trimestrielle du mandat de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda (Minuar). A la veille du vote du Conseil de sécurité, prévu pour demain, le gouvernement rwandais aurait accepté la présence, jusqu'au 8 mars prochain, d'effectifs réduits de la Minuar dont le mandat serait également modifié, ont indiqué des sources diplomatiques à New York. De 1 800 Casques bleus et de 300 observateurs actuellement, le contingent onusien passerait à «moins d'un millier» et sa mission serait centrée, au détriment de la «réconciliation nationale» refusée par le régime issu du génocide, autour du «retour volontaire» des quelque deux millions de réfugiés hutu au Zaïre et en Tanzanie. Le problème: en l'absence de garanties politiques et sécuritaires, ces réfugiés ne rentrent pas au pays.

Le 29 novembre, à l'issue d'un sommet régional organisé au Caire, le président rwandais Pasteur Bizimungu, un Hutu, avait accepté le maintien de la Minuar pendant trois mois supplémentaires, «afin de rassurer les réfugiés sur leur sécurité». Désavoué par l'homme fort du nouveau régime, le général Paul Kagamé, il s'était livré à une attaque très violente contre la France, «complice du génocide», apparemment pour donner un nouveau gage de son soutien indéfectible au Front patriotique rwandais (FPR), l'ex-mouvement rebelle issu de la diaspora tutsi. Lundi, prenant acte du refus du gouvernement rwandais, le

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