Menu
Libération

Les socialistes espagnols veulent garder Felipe Gonzalez

Réservé aux abonnés

Publié le 11/12/1995 à 11h38

La nomination de Javier Solana au poste de secrétaire général de

l'Otan a changé la donne de la politique intérieure espagnole. Le ministre des Affaires étrangères était en effet le successeur presque officiellement désigné de Felipe Gonzalez, qui envisage sérieusement de jeter l'éponge et de ne pas se représenter comme tête de liste socialiste aux élections générales prévues pour mars. Le départ du dauphin pour Bruxelles lui «pose un problème politique et personnel», a reconnu le leader socialiste, qui pourrait finalement revenir sur sa décision et descendre dans l'arène électorale pour la septième fois depuis les premières élections de la démocratie, en 1977.

Faute de candidat de rechange sérieux, la direction du PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol) le presse à se porter candidat. «Nous n'avons plus le temps de faire sortir un nouveau lapin du chapeau», indique un responsable socialiste. Depuis l'été, Felipe Gonzalez, répète qu'il est un président du gouvernement «amorti», après treize ans à la tête de l'exécutif, surtout après l'avalanche de scandales de ces derniers mois. Il estime que seul son retrait pourrait contribuer à décrisper une vie politique particulièrement tendue, au point que même le nom du roi Juan Carlos a été prononcé à l'occasion des «affaires».

Felipe Gonzalez provoque un vrai rejet, mais il est pourtant le seul, selon les sondages, à pouvoir mobiliser l'ensemble de l'électorat socialiste et éviter une défaite trop cinglante, loin devant d'autres noms,

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique