Rome,
de notre correspondant Le gouvernement italien vit ses derniers jours. Après l'adoption définitive par le Parlement vendredi de la loi de finances pour 1996, la tâche confiée il y a un an au cabinet de techniciens présidé par Lamberto Dini a été accomplie. Le président du Conseil a réaffirmé samedi, lors de la traditionnelle conférence de presse de fin d'année, qu'il remettra son mandat au chef de l'Etat avant le 31 décembre, acte formel qui ouvre la crise politique. Dini a eu des mots très flatteurs pour lui-même et son action à la tête de l'éxécutif: il s'est même porté, plutôt timidement, candidat à sa propre succession. Il a esquissé un programme pour les six prochains mois qui vont voir l'Italie prendre la présidence de l'Union européenne. Beaucoup d'Europe évidemment, mais aussi deux objectifs de politique intérieure: un pacte pour l'emploi entre les partenaires sociaux et une réforme de la justice, vaste programme.
Bien que certains choix de son gouvernement aient été contestés comme, par exemple, celui de ne réduire le déficit budgétaire en 1996 que de 32 500 milliards de lires (100 milliards de francs environ) alors que l'on sait d'ores et déjà que l'effort devra plus que redoubler, les milieux d'affaires et une partie influente de la grande presse continuent de le soutenir. Mais l'ancien numéro 2 de la Banque d'Italie et ex-ministre du Trésor de Berlusconi ne saurait rester président du Conseil que par défaut, en clair si aucun accord n'intervient entre les p




