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Libération

Le vrai-faux départ de Lamberto DiniLe mandat du président du Conseil italien démissionnaire pourrait être prolongé.

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Publié le 30/12/1995 à 10h52

Rome,

de notre correspondant Nouvel an, nouvelle crise politique: aujourd'hui samedi, le président du Conseil, Lamberto Dini, montera comme prévu au Quirinal pour remettre sa démission au chef de l'Etat. Ainsi prend fin le mandat qui avait été confié à l'ancien ministre du Trésor du gouvernement Berlusconi, il y a à peu près un an. «Lambertow» ­ c'est le sobriquet du chef de l'exécutif, allusion à son long séjour aux Etats-Unis, au siège du FMI ­ a su rester au pouvoir bien au-delà des attentes.

Nommé à la tête d'un gouvernement de techniciens pour six mois à peine, il a presque doublé la mise, réussissant même quelques jolis coups, comme la réforme du régime des retraites et la loi de finances pour 1996. Mais, en cette fin d'année, il a dû se résoudre à amputer les revenus des ménages italiens: le dernier acte de son gouvernement a été en effet une rafale d'augmentation des prix (tabac, alcool, essence sans plomb, etc.) pour colmater une brèche de 5.300 milliards de lires (17,5 milliards de francs environ) dans les comptes publics.

S'ouvre maintenant une crise aux contours encore indéchiffrables. Comme le dit l'un des plus proches collaborateurs du président démissionnaire, «nous commençons une partie d'échecs dans le brouillard». Seule chose sûre, le semestre de présidence italienne de l'Union européenne s'ouvre le 1er janvier, avec un gouvernement qui ne va rester en fonction que pour expédier les affaires courantes. Jusqu'à quand? Pour l'heure, comme le veut la procédure, l

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