La crise italienne s'est ouverte sans drame, dans une ambiance
presque optimiste. Le président du Conseil, Lamberto Dini, a comme prévu remis samedi sa démission au président de la République: Scalfaro l'a rejetée et a renvoyé le gouvernement démissionnaire devant le Parlement, afin de vérifier s'il existe ou pas une majorité en sa faveur.
Dans son allocution de fin d'année, dimanche soir, Scalfaro devait voler au secours de «son» chef du gouvernement, en expliquant aux Italiens qu'on ne doit pas voter pendant le semestre de la présidence italienne de l'Union européenne. Mais l'opinion ne semble pas dupe: selon un sondage, 66% des interviewés pensent qu'il s'agit d'un prétexte et sont favorables à ce que des élections législatives soient tenues immédiatement.
Le président du Conseil sortant semble sûr de se succéder, fût-ce pour une courte période. D'ailleurs, on parle déjà de Dini bis, d'un remaniement possible pour affronter les échéances européennes. «Je sens avoir encore devant moi un bout de chemin. Je viens de recevoir tellement d'assurances en ce sens que je ne crois pas possible de tout gâcher», a lâché Dini aux journalistes.
Le président démissionnaire a renoué les fils avec ses alliés, notamment le PDS, l'ancien PCI, qui a été pendant onze mois son principal soutien. Et les dirigeants du PDS jouent la carte Dini lors des rencontres avec les autres partis. Ils n'ont pas rejeté d'emblée la proposition de Silvio Berlusconi de donner vie à un gouvernement des «larges ente




