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Libération

Des voeux et des pétards partoutAilleurs dans le monde, rassemblements et accidents ont émaillé la nuit.

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Publié le 02/01/1996 à 0h26

Des bulles et des balles, des feux d'artifice et de vrais incendies,

des rires et du drame, des foules et tant de solitudes: la Saint-Sylvestre a agité, dans la nuit de dimanche à lundi, l'écume des événements de l'année écoulée.

Tandis que Sarajevo célébrait son premier réveillon pacifique depuis trois ans (lire ci-dessus), les autres cités européennes se sont contentées d'une guerre des bouchons. 400.000 Parisiens ont investi les Champs-Elysées et 70.000 Londoniens ont défié un froid cuisant à Trafalgar Square, tenus à distance, par un millier de policiers, des fontaines et des célèbres statues de lions qui veillent sur la colonne Nelson, interdites d'accès aux fêtards. 300.000 Ecossais se sont regroupés à Edimbourg pour célébrer Hogmanay (la veillée de l'an) pour un réveillon qu'ils considèrent comme «le plus grand d'Europe». Peu d'incidents en dehors des inévitables jets de bouteilles ou échauffourées entre excités et policiers, et quelques débuts d'incendie. Mais à Rieti, à une centaine de kilomètres de Rome, Annarita Gianni, 9 ans, a été mortellement atteinte par un pétard à minuit. Le même sort a emporté, à Naples, un homme de 50 ans, et une enfant de 16 mois y est morte après avoir mangé le contenu de feux d'artifice. Aux Pays-Bas, deux jeunes gens sont morts victimes de pétards qu'ils voulaient allumer.

Nuit de délire à New York, où un demi-million de personnes ont gagné les abords de Times Square pour applaudir le ballon-laser bourré d'électronique et de lampes halogè

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