Menu
Libération

La deuxième sortie de Dini. Le président du Conseil italien a remis sa démission.

Réservé aux abonnés

Publié le 12/01/1996 à 0h00

Rome, de notre correspondant

Le président du Conseil italien, Lamberto Dini, a annoncé qu'il allait à nouveau remettre sa démission au chef de l'Etat, Oscar Luigi Scalfaro. L'expérience du gouvernement de techniciens est donc «conclue», comme l'a reconnu lui-même le Premier ministre lors de sa courte réplique au Parlement, où se tenait depuis mardi le débat sur la confiance au gouvernement. Aucune motion de censure n'avait pourtant été déposée. Seules un bon nombre de résolutions, d'où l'on peut déduire que, dans ce Parlement, il n'y a plus qu'un ensemble des minorités. Dini en a tiré toutes les conséquences, sans attendre le désaveu d'un vote. La balle est maintenant dans le camp du président de la République.

Rien ne permet d'exclure un nouveau mandat, cette fois «politique», au président démissionnaire du Conseil. Et l'on parle déjà d'un éventuel cabinet Dini-bis jusqu'à la fin du semestre de présidence italienne de l'Union euro- péenne, comme le demande la résolution présentée par le centre gauche, mais aussi pour vérifier l'existence de convergences entre les principaux partis sur les réformes institutionnelles.

En effet, quelques timides pas en avant dans ce domaine ont été effectués à la fois par Silvio Berlusconi, leader du pôle de centre droit, et par Massimo D'Alema, leader du PDS, le principal parti du centre gauche. Ce n'est rien de plus qu'une déclaration de bonnes intentions. «Juste un petit soupirail», a déclaré D'Alema, qui a ajouté: «Ou il y a accord sur un c

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique