Ni Silvio Berlusconi, leader du centre droit, ni Massimo D'Alema,
secrétaire du PDS (l'ex-PCI), qui s'affrontaient hier soir pour la première fois dans un face-à-face télévisé, n'ont pu présenter de remède miracle aux quelque six millions de téléspectateurs. Pas plus d'ailleurs que Gianfranco Fini, le leader d'Alliance nationale (post-fasciste), interviewé à la même heure sur une autre chaîne et regardé, lui, par deux autres millions d'Italiens. La confusion ne fait donc qu'augmenter à la veille du troisième tour de consultation que le chef de l'État doit entamer mardi. Après la démission du gouvernement Dini, le 11 janvier, la seule alternative reste une large entente pour réformer la Constitution ou un retour anticipé aux urnes.
Un comité de sages, composé d'experts en droit constitutionnel des principaux partis, serait parvenu à un compromis en trois points: les électeurs pourront seulement désigner le nom du président du Conseil, sur le modèle anglais; aucun changement de majorité parlementaire ne pourra intervenir sans de nouvelles élections; enfin, la loi électorale pourra prévoir un deuxième tour si aucun candidat n'atteint 40% des voix. Une ébauche d'accord rejetée par Fini, qui a fait de l'élection au suffrage universel du chef de l'exécutif son drapeau. D'Alema, lui, ne veut pas entendre parler d'élection directe du Premier ministre. Les Verts ainsi que Rifondazione Comunista, les gardiens de l'orthodoxie communiste, ne veulent rien changer du tout et demandent des é




