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L'Italie peine à sortir de la crise politique. Un président du Conseil pourrait être nommé demain. Pour combien de temps?

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Publié le 31/01/1996 à 23h16

Rome, de notre correspondant

La crise italienne entre dans sa troisième semaine, et le chef de l'État, Oscar Luigi Scalfaro, a entamé hier un troisième tour de consultations pour la dénouer. Les délégations des 26 partis représentés au Parlement vont défiler dans le bureau présidentiel, en plus des présidents de la Chambre des députés, du Sénat et sans doute quelques anciens présidents de la République. Scalfaro veut aller vite, dit-on. Et il pourrait confier dès demain le mandat de former un nouveau gouvernement. Parmi les noms qui circulent, ceux du président du Conseil démissionnaire Lamberto Dini, de l'ancien président du Conseil Carlo Azeglio Ciampi et du président du Sénat, Carlo Scognamiglio. Mais pour faire quoi et pour durer combien de temps? Voilà des questions pas tout à fait secondaires encore sans réponse à ce jour.

Les Italiens avaient espéré, sans doute un peu trop hâtivement, que l'abandon du mode de scrutin à la proportionnelle allait débroussailler le paysage politique et rendre les enjeux de la vie publique plus clairs et transparents. Il n'en est rien. Le nombre des partis a doublé, et les deux principales coalitions électorales, le Pôle des libertés (centre droit) et l'Olivier (centre gauche) n'ont jamais été si proches de l'éclatement. Une véritable implosion en chaîne risque d'emporter le peu qui reste de la crédibilité de la politique.

Sommés de choisir entre la dissolution anticipée du Parlement et une large entente pour réformer la Constitution, les di

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