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De Charette entame une tournée asiatique à PékinLe chef de la diplomatie veut relancer le commerce.

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Publié le 07/02/1996 à 1h41

Pékin,

de notre correspondante «L'Asie est la nouvelle frontière de la diplomatie française et Paris souhaite développer ses intérêts dans cette région du monde, dotée d'une croissance économique sans précédent.» C'est en ces termes que le Quai d'Orsay a décrit l'esprit dans lequel s'inscrit le voyage d'une semaine d'Hervé de Charette en Asie. La Chine, où le chef de la diplomatie française arrive aujourd'hui, constituera la première et plus délicate étape de cette tournée. Le ministre vient «donner un coup d'accélérateur» aux échanges bilatéraux, qui souffrent toujours d'un important déséquilibre en faveur de la Chine, et sera accompagné d'une délégation d'hommes d'affaires. «Cet excédent commercial phénoménal, que la Chine entretient avec la plupart de ses partenaires, vient certes du dynamisme de ses exportations, mais aussi de son manque de respect pour les réglementations internationales et la propriété intellectuelle», explique un diplomate.

L'année 1995 a été «satisfaisante» pour le commerce bilatéral: trois centrales énergétiques ont été vendues à la Chine, Pékin a acheté d'importantes quantités de blé, la présence française s'est étoffée (plus de 400 sociétés mixtes et bureaux de représentations français en Chine), les grands groupes développent des filières à long terme et les PME s'installent (50% des sociétés mixtes). Mais la France reste à la traîne dans ce domaine par rapport à ses concurrents européens (notamment l'Allemagne), en dépit d'investissements importa

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