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Libération

Des Casques bleus japonais déployés sur les hauteurs du Golan

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Publié le 07/02/1996 à 1h41

Une unité de 29 Casques bleus japonais devait quitter aujourd'hui le

Japon pour participer à une mission de l'ONU sur les hauteurs du Golan occupées par Israël. Ils rejoindront 16 soldats envoyés sur les lieux au début du mois. Malgré la modestie de ce contingent, la contribution japonaise aux missions de l'ONU continue de soulever des protestations dans l'archipel. La veille du départ du premier contingent pour le Golan, début février, 200 personnes ont porté plainte contre le gouvernement devant un tribunal de Tokyo, jugeant cette mission contraire à l'article 9 de la Constitution qui interdit «l'usage de la force comme moyen de règlement des conflits internationaux».

La loi japonaise autorise depuis juin 1992 les forces d'autodéfense à participer aux opérations de maintien de la paix de l'ONU. Auparavant, le Japon faisait valoir que sa Constitution l'empêchait de prendre part militairement à de telles opérations. Ce qui lui avait valu des critiques lors de la guerre du Golfe, critiques que sa participation financière (9 milliards de dollars) n'avaient pas fait taire. Le conflit avait mis en évidence l'ambiguïté de la position d'un Japon qui aspire à renforcer son rôle international, revendiquant haut et fort un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, mais refusant de s'engager sur le terrain.

Depuis 1992, Tokyo a dépêché des Casques bleus dans plusieurs missions à l'étranger: Cambodge (600 hommes), Mozambique (50) et dans les pays voisins du Rwanda (480).

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