Pékin, de notre correspondante
La France ne devrait pas, dans l'immédiat, vendre de nouvelles armes à Taiwan. Le ministre des Affaires étrangères, Hervé de Charette, a réaffirmé jeudi à Pékin que la France n'avait pas de contrat de vente d'armes à Taiwan en voie d'autorisation. «La position française est connue, a-t-il déclaré, nous sommes pour une application stricte de l'accord de 1994 avec la Chine.» Le «communiqué conjoint», rendu public le 1er janvier 1994, avait scellé la réconciliation entre les deux capitales, après quatorze mois de brouille, provoquée par la vente de 60 avions de combat Mirage 2.000 à Taipeh.
«La partie chinoise réaffirme que la vente d'armes de quel type que ce soit à Taiwan porte atteinte à la souveraineté, à la sécurité et à la réunification de la Chine et que le gouvernement chinois s'y oppose fermement. Pour tenir compte des préoccupations de la partie chinoise, le gouvernement français s'engage à ne pas autoriser à l'avenir les entreprises françaises à participer à l'armement de Taiwan», précisait le communiqué. Mais le texte, volontairement flou, a donné lieu à diverses interprétations. Le Quai d'Orsay, souhaitant maintenir de bonnes relations avec Pékin, le comprenait dans un sens restrictif, alors que le ministère de la Défense, soutenant les industriels de l'armement, parlait «d'agir avec retenue». Le communiqué aurait été accompagné de lettres dressant une liste des armes pouvant être vendues à l'île nationaliste, mais ces documents sont re




