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L'Italie s'en retourne à la case électionsLe président du Conseil Maccanico renonce à former le gouvernement.

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Publié le 15/02/1996 à 1h58

Rome, de notre correspondant

L'Italie s'achemine vers des élections législatives anticipées qui pourraient se tenir le 21 ou plus probablement le 28 avril, après qu'hier matin Antonio Maccanico, désigné le 1er février pour former un nouveau gouvernement, a remis son mandat aux mains du chef de l'Etat. Les marchés financiers ont mal réagi à la nouvelle: la Bourse de Milan a chuté de 3,5% et la lire a perdu du terrain par rapport au dollar et au mark allemand. Le président de la République, Oscar Luigi Scalfaro, n'a pas encore pris la décision de dissoudre le Parlement et s'est donné quelques jours de réflexion, mais le retour aux urnes est considéré désormais comme inévitable. Après trente-cinq jours de crise, l'Italie est ainsi revenue au point de départ. Le grand art de Maccanico, que l'on disait capable de marier le diable et l'eau bénite, n'a pas suffi à déjouer les manoeuvres de ceux qui, à l'intérieur de chaque coalition, étaient opposés à un large accord pour réformer la Constitution.

Dans une conférence de presse, Maccanico a fait porter le chapeau de son échec au centre droit, et notamment à Alliance nationale, le parti de droite post-fasciste. Son leader Gianfranco Fini exigeait en effet que les réformes institutionnelles figurent explicitement au programme du futur gouvernement. Hypothèse inacceptable par Massimo D'Alema: selon le secrétaire du PDS (ex-PCI), il revenait au Parlement de s'attaquer à la révision de la Constitution, qui ne devait donc pas figurer au pro

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