La violence sexuelle et le viol ne sont plus un crime contre la
morale mais contre la personne. Le jour de la Saint-Valentin, le Parlement italien a approuvé définitivement la nouvelle loi qui supprime cet héritage du code pénal fasciste. Il aura fallu dix-sept ans et six législatures pour que cette revendication du mouvement des femmes se transforme en proposition de loi.
Le nouveau texte prévoit des peines plus sévères, jusqu'à dix ans de prison. Si les victimes sont des mineurs, aucune négociation de peine n'est possible et le parquet procède d'office. Les procès se dérouleront impérativement à huis clos et aucune question ne pourra être posée sur la vie privée ou la sexualité de la victime. Enfin l'auteur du viol devra se soumettre obligatoirement au test du sida et des autres maladies sexuellement transmissibles.
Une fois n'est pas coutume, le long processus législatif a vu les députées de tendances opposées agir de concert, Alessandra Mussolini d'Alliance nationale (droite) aux côtés de Giovanna Melandri, du PDS, l'ancien PCI. Elles ont dû vaincre notamment l'opposition des anciens démocrates-chrétiens qui refusaient un abaissement de l'âge où les mineurs peuvent avoir des rapports sexuels sans conséquences pénales. Sous la pression du Vatican, les députés catholiques ont fait bloc. Finalement un compromis prévoit l'impunité pour les mineurs entre 13 et 16 ans. Mais tout rapport avec un mineur de moins de 14 ans est considéré comme violence sexuelle et poursuivi. Des cr




