Rome,
de notre correspondant L'Italie ira aux urnes le 21 avril. Le président de la République, Oscar Luigi Scalfaro, a signé vendredi le décret de dissolution du Parlement, après avoir consulté une dernière fois les présidents de la Chambre des députés et du Sénat. Le gouvernement présidé par Lamberto Dini reste en place dans la plénitude de ses pouvoirs: le chef de l'Etat a en effet rejeté sa démission présentée le 11 janvier et nommé deux nouveaux ministres: comme garde des Sceaux, l'ancien président du Conseil constitutionnel, Vincenzo Caianiello, et comme ministre du Budget, Mario Arcelli.
Après l'échec d'Antonio Maccanico dans la formation d'un «gouvernement de garantie» pour réformer la Constitution, Oscar Luigi Scalfaro a réfléchi quelques jours, tenu plusieurs consultations informelles, puis a dû se rendre à l'évidence. L'ébauche de compromis entre le centre droit de Berlusconi-Fini et le PDS (l'ex-PCI) de Massimo D'Alema sur les nouvelles règles du jeu avait capoté. Tous les partis sont déjà partis en campagne électorale, les uns la fleur au fusil, les autres la mort dans l'âme. «Au vote, au vote», ont claironné les extrêmes. Les purs et durs de Rifondazione comunista nostalgiques du feu PCI exultent. Gianfranco Fini, le leader d'Alliance nationale, le «Monsieur non» qui a pris la responsabilité de la rupture, espère encaisser les bénéfices de son image d'«homme fort». Et conduire son parti à devancer Forza Italia, le mouvement de l'allié-rival Silvio Berlusconi.




