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Plus de transparence dans l'élection du prochain papeLe huis clos sera allégé, les cardinaux mieux hébergés.

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Publié le 24/02/1996 à 0h50

«De l'air!» Réunis en conclave dans la fournaise d'août 1978 après

la mort de Paul VI, les cardinaux électeurs, claquemurés dans la chapelle Sixtine et ses dépendances, avaient vécu un cauchemar. Ecrasés par la chaleur, certains frisèrent l'évanouissement. De ce souvenir cuisant, Jean Paul II tire aujourd'hui la leçon. Il vient de modifier les règles du conclave pour permettre notamment son transfert dans un lieu modernisé, l'hospice Sainte-Marthe, dans la partie ouest du Vatican. Un bouleversement dans l'ordonnance séculaire présidant à l'élection des papes qui pèsera sur le choix du successeur du pontife polonais.

La Constitution apostolique sur «la vacance du Siège apostolique et l'élection du Pontife romain», publiée vendredi (1), relègue au passé les scènes cocasses qui, après la mort d'un pape, voyaient le personnel du Vatican dresser hâtivement des lits de camp pour les cardinaux dans un capharnaüm de vaisselle et de prie-Dieu. L'élection du pape aura toujours lieu dans la chapelle Sixtine, mais les 120 cardinaux électeurs résideront dans l'hospice Sainte-Marthe où ils disposeront de toutes les commodités nécessaires ­ chambres, restaurant, salle de réception, chapelle. De même, le secret restera-t-il impératif, sous peine d'excommunication automatique. Mais il ne concerne plus que les scrutins et les opérations de vote, ce qui allège le huis clos absolu, de règle depuis le conclave de Viterbe (1271). Las des palabres qui durèrent trente-quatre mois, les catholiques de

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