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Lamberto Dini, son parti trouble le jeu électoral italien

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Publié le 26/02/1996 à 0h45

Le Premier ministre démissionnaire Lamberto Dini a décidé d'entrer

en lice aux côtés du centre-gauche pour les élections législatives du 21 avril prochain. «Renouveau italien», le parti centriste et modéré qu'il vient de créer fera cavalier seul pour le collège national ­ qui représente 25% des députés, élus à la proportionnelle ­ mais il se ralliera à l'Olivier (la coalition de centre-gauche), dans les circonscriptions où est appliqué le système majoritaire.

Ce choix a surpris et pèsera sur le résultat du vote, car Lamberto Dini est un Premier ministre très atypique. S'il a pu gouverner près d'une année, c'est parce qu'il fut considéré comme un technicien au-dessus des partis. Pour cette raison, le président Oscar Luigi Scalfaro lui a demandé de rester à son poste pour expédier les affaires courantes, et pour garantir l'égalité des chances ­ notamment en matière d'accès aux médias ­ dans la campagne électorale. Les réactions ont donc été immédiates. Gianfranco Fini, président d'Alliance nationale, a stigmatisé «son ambition personnelle», et Silvio Berlusconi, président de Forza Italia et leader du centre-droit, a déclaré que plus jamais «il ne croira à la parole de son ancien ministre du Trésor», qui, à maintes reprises, l'avait assuré de son intention de ne pas s'engager. «Je suis aux côtés de ceux qui ont soutenu mon gouvernement», a rétorqué le président du Conseil. Le centre-gauche est évidemment ravi d'un élargissement de la coalition vers le centre, qui pourrait se révé

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