Le Premier ministre démissionnaire Lamberto Dini a décidé d'entrer
en lice aux côtés du centre-gauche pour les élections législatives du 21 avril prochain. «Renouveau italien», le parti centriste et modéré qu'il vient de créer fera cavalier seul pour le collège national qui représente 25% des députés, élus à la proportionnelle mais il se ralliera à l'Olivier (la coalition de centre-gauche), dans les circonscriptions où est appliqué le système majoritaire.
Ce choix a surpris et pèsera sur le résultat du vote, car Lamberto Dini est un Premier ministre très atypique. S'il a pu gouverner près d'une année, c'est parce qu'il fut considéré comme un technicien au-dessus des partis. Pour cette raison, le président Oscar Luigi Scalfaro lui a demandé de rester à son poste pour expédier les affaires courantes, et pour garantir l'égalité des chances notamment en matière d'accès aux médias dans la campagne électorale. Les réactions ont donc été immédiates. Gianfranco Fini, président d'Alliance nationale, a stigmatisé «son ambition personnelle», et Silvio Berlusconi, président de Forza Italia et leader du centre-droit, a déclaré que plus jamais «il ne croira à la parole de son ancien ministre du Trésor», qui, à maintes reprises, l'avait assuré de son intention de ne pas s'engager. «Je suis aux côtés de ceux qui ont soutenu mon gouvernement», a rétorqué le président du Conseil. Le centre-gauche est évidemment ravi d'un élargissement de la coalition vers le centre, qui pourrait se révé




