New York, de notre correspondant
Deux jours après la destruction par les forces cubaines de deux avions civils américains, la Maison Blanche a annoncé, hier à la mi-journée, que Bill Clinton avait décidé une série de mesures de représailles contre La Havane. Aucune autre précision n'a toutefois était donnée, alors qu'une conférence de presse du président américain était prévue pour la fin de journée. Plus tôt, les exilés cubains à Miami, dont l'une des organisations avait organisé le vol des deux appareils, avaient réclamé un renforcement de l'embargo contre Cuba, incluant en particulier l'interdiction de tous les voyages vers ce pays à partir de Miami. Plusieurs de leurs membres avaient même décidé de se rendre hier à Washington pour faire pression sur les membres du Congrès. Ces derniers mois, le gouvernement américain a en effet assoupli les procédures permettant aux Cubains résidant à Miami de se rendre dans leur pays. Ces voyages, ainsi que les aides financières envoyées aux familles restées à Cuba, représentent pour La Havane une rentrée de devises estimée à au moins 300 millions de dollars par an.
Parallèlement, le Conseil de sécurité des Nations unies étudiait hier un texte, rédigé par Washington, qui «condamne la destruction de deux appareils civils non armés au-dessus des eaux internationales», et qualifie l'action des autorités cubaines de «menace pour l'ordre international». Ce texte destiné à faire l'objet d'une déclaration formelle de la présidence américaine




