Bangkok, envoyé spécial
La réussite de la Conférence Euro-Asie (Asem), dominée par des questions économiques, vaut bien quelques assouplissements sur les droits de l'homme. C'est le mot d'ordre que se sont donné les chefs d'Etat et de gouvernement d'Europe et d'Asie, qui ont entamé vendredi dans la capitale thaïlandaise leur rencontre de deux jours. «Un signal positif doit émerger de ce sommet, même sur les sujets controversés», a plaidé l'Italien Lamberto Dini, qui assure la présidence de l'Union européenne, dans le discours d'ouverture de ce premier sommet Euro-Asie.
Le président de l'Asem, le Premier ministre thaïlandais Banharn Silpa-Archa, a donné le ton en plaçant la question des droits de l'homme au rang de sujet subsidiaire comme le «blanchiment d'argent de la drogue et le terrorisme international». Seul le Premier ministre portugais, Antonio Guterres, a souhaité que soit évoqué «le respect des droits de la personne humaine». «Cette réunion ne doit pas seulement prendre en compte le libre-échange mais aussi la justice», a-t-il dit.
Les questions «sensibles» ont été abordées lors des rencontres bilatérales, où la Chine a tenté de rallier ses voisins asiatiques à l'idée qu'il fallait se méfier des Européens, «qui pourraient être tentés de nous imposer leur manière de penser européenne». Mais là encore, c'est le mode «consensuel» qui a donné le ton. Jacques Chirac a rencontré, jeudi soir, le Premier ministre chinois Li Peng, avec qui il a choisi d'évoquer les persécutions




