Le goulag est toujours d'actualité. C'est le laogai (littéralement:
réforme par le travail), le goulag chinois et son cortège de 16 à 20 millions de prisonniers aujourd'hui astreints au travail forcé, où les politiques côtoient les droits commun. Deux livres du même auteur viennent de paraître, coup sur coup, avec, pour objectif, de dessiller l'Occident sur la férocité de ces «camps de réforme», qui n'a rien à envier à l'ancien «archipel» soviétique. Même aux pires heures de la répression soviétique, il n'y a jamais eu plus de 10 à 12 millions de pensionnaires dans le goulag russe.
Qui pourra encore dire «nous ne savions pas» après ces ouvrages de Harry Wu (1), qui raconte dans le premier livre comment il a survécu à cet «enfer de Dante». Il a été condamné, sans jugement, pour avoir critiqué l'intervention soviétique en Hongrie, à la «réforme par le travail». Après dix-neuf ans de camp (1960-79), il s'est juré de témoigner, pour tous ceux qu'il a vu mourir sous ses yeux, sur ce système économiquement rentable.
En 1985, il a émigré aux Etats-Unis. Mais, sans relâche, il est retourné effectuer plusieurs voyages dans le goulag. C'est l'objet de son second livre. Souvent déguisé et muni de caméras cachées, à ses risques et périls, pour dresser l'effrayant inventaire de ce «moteur essentiel du développement économique de la Chine actuelle».
Plusieurs livres ont été consacrés au système concentrationnaire chinois, par lequel sont passés quelque 50 millions de personnes depuis 1949. L




