Tokyo, de notre correspondante
Les trois soldats américains accusés du viol d'une écolière japonaise de 12 ans, en septembre dernier à Okinawa, ont été condamnés hier à des peines allant de six ans et demi à sept ans de prison ferme. Pour les habitants de cette petite île du sud de l'archipel nippon, ce procès était devenu le symbole de leur opposition au maintien des troupes américaines sur leur territoire.
Le verdict intervient après six mois de protestations continues contre la présence des GI's. Sur les 47.000 soldats américains présents sur le sol japonais (100.000 en Asie), 27.000 sont stationnés a Okinawa, qui abrite à elle seule, sur un cinquième de sa superficie, 11 des 19 bases américaines que compte le Japon. Selon un sondage réalisé récemment par le journal Asahi, 61% des habitants de l'île pensent qu'il n'est plus nécessaire de maintenir une présence militaire si massive à Okinawa (48% pour l'ensemble du Japon).
Le procureur avait requis dix ans de prison ferme pour les trois GI's qui avaient emmené de force la gamine dans leur voiture de location, l'avaient ligotée, battue, violée puis abandonnée quasi inconsciente. Des trois hommes, seul l'officier de marine Marcus Gill, 23 ans, a reconnu avoir violé la jeune fille. Ses deux complices ont seulement admis leur participation à l'enlèvement, contraint et forcé, selon eux, par le premier. Mais d'après les juges, des taches de sang de la victime retrouvées sur les sous-vêtements du marine Rodrico Harp, 22 ans, prouven




