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Libération

Japon: L'opposition en grève parlementaire

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Publié le 13/03/1996 à 2h48

Tokyo,

de notre correspondante Fin de l'état de grâce pour le Premier ministre japonais, Ryutaro Hashimoto, en place depuis seulement le début du mois de janvier. Selon deux sondages publiés hier, la cote de popularité du gouvernement est en chute libre. Le taux de soutien de l'équipe gouvernementale est passé de 61% en janvier à 36%. Selon le Nihon Keizai, le quotidien des milieux d'affaires, le nombre des mécontents est désormais supérieur à celui des satisfaits. Ce retournement de l'opinion est dû essentiellement aux mesures impopulaires que veut faire voter le gouvernement en vue de liquider 7 sociétés de financement de l'immobilier, connues ici sous le nom de jusen. Le plan prévoit une aide budgétaire de l'Etat de 685 milliards de yens (plus de 30 milliards de francs) pour permettre au secteur financier d'apurer ses pertes immobilières, une idée qui passe très mal dans l'opinion. Selon les sondages, seuls 10 a 12% des Japonais approuvent ce schéma.

Depuis dix jours, des députés du parti d'opposition Shinshinto (Parti de la nouvelle frontière, en japonais) se relaient pour bloquer physiquement l'accès à la salle de la Commission du budget, empêchant l'examen du texte par la Diète et paralysant totalement l'activité de la Chambre basse. Bien que largement majoritaire aux deux chambres du Parlement, la coalition tripartite au pouvoir se trouve donc dans l'incapacité de faire adopter le projet de loi de finances pour 1996-1997. A moins d'un déblocage de la situation avant le

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