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Le Japon accepte d'indemniser les hémophiles1.800 personnes ont été contaminées par le virus du sida, transmis par des produits sanguins non chauffés.

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Publié le 16/03/1996 à 2h41

Tokyo,

de notre correspondante Le président du groupe pharmaceutique japonais Green Cross Corp et ses proches collaborateurs, genoux à terre, tête baissée à même le sol, devant une soixantaine d'hémophiles contaminés par le virus du sida: cette image saisissante, qui a fait hier la une de tous les journaux japonais, symbolise la fin d'une longue bataille pour les quelque 1.800 hémophiles japonais contaminés par des produits sanguins non chauffés au début des années 80.

Hier, le ministre de la Santé, Naoto Kan, a annoncé officiellement la décision du gouvernement d'accepter un règlement à l'amiable du litige qui l'oppose depuis sept ans aux hémophiles contaminés. Cette annonce suit la décision, la veille, des groupes pharmaceutiques impliqués dans le scandale, d'accepter eux aussi les termes du règlement proposé par les tribunaux de Tokyo et Osaka saisis par les victimes.

Chacune d'elles recevra 45 millions de yens (plus de 2 millions de francs), auxquels s'ajoutera une rente mensuelle. Ceux qui ont effectivement développé la maladie recevront 150.000 yens (pres de 7.500 francs) par mois et un versement compris entre 35.000 et 50.000 yens sera alloué aux séropositifs. Sommes dont l'Etat supportera 44% (1).

Depuis 1989, 400 hémophiles contaminés ont engagé des poursuites pour négligence contre l'Etat et cinq sociétés pharmaceutiques, dont l'américain Baxter et la filiale japonaise du groupe allemand Bayer, qui avaient distribué des produits non chauffés. Ainsi qu'il est fréquent

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