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Libération

Italie: la foire électorale recommence. La campagne pour les législatives du 21 avril s'ouvre dans la confusion.

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Publié le 20/03/1996 à 2h30

Rome, de notre correspondant

La campagne électorale en vue des législatives du 21 avril a officiellement démarré hier, sous le signe de la confusion. Deux ans après les élections de mars 1994, l'espoir d'un renouveau radical, qu'avait réussi à incarner Silvio Berlusconi, a fait long feu. Signe de la frustration des Italiens, les sondages recensent un gros tiers d'électeurs indécis, pourcentage inhabituel dans un pays par tradition très politisé.

Quand une grande majorité de la population avait exprimé en 1992 son désir de réformer la loi électorale pour passer à un mode de scrutin majoritaire, c'était par désaffection à l'égard de leaders qu'elle ne choisissait pas et de partis paralysés par le jeu des courants internes. Espoirs déçus. On comptait neuf partis dans les années 80, ils sont aujourd'hui pas moins de 34. Et 246 listes se disputent les suffrages des quelque 50 millions d'électeurs.

Dans chaque camp, la formation de ces listes a donné lieu à des tractations poussées au paroxysme, à un jeu de vetos croisés comme aux meilleurs jours de la première République. La nouvelle loi électorale, un mélange de trois quarts de majoritaire et d'un quart de proportionnelle, permet aux états-majors de contourner le choix des électeurs: sauf exceptions, les principaux leaders ont assuré leur élection, en se présentant sur les listes nationales bloquées pour lesquelles on vote à la proportionnelle.

Les passages d'un camp à l'autre contribuent aussi à désorienter l'opinion. Comme celui

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