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Libération

Italie: manifestation des commerçants contre le régime fiscal

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Publié le 26/03/1996 à 2h16

Portes et volets fermées, vitrines éteintes: la grève de deux heures

des commerçants italiens contre le régime fiscal a été massivement suivie. On a voulu lui donner une touche de modernité en l'appelant tax day, histoire d'évoquer le débat fiscal aux Etats-Unis. Mais cette vague de mobilisation reflète plutôt tout l'archaïsme de l'organisation du commerce dans la péninsule. Les arguments fiscaux vont peser de tout leur poids sur la campagne électorale en vue des élections législatives du 21 avril. Aucune catégorie n'est autant caressée que les commerçants qui forment les gros bataillons des indécis. C'est pourquoi les dirigeants de la Confcommercio ­la Confédération du commerce­ avaient invité hier les deux leaders des principales coalitions, Silvio Berlusconi pour le Pôle des libertés (centre droit) et Romano Prodi pour l'Olivier (centre gauche), pour un débat retransmis en circuit fermé dans toutes les villes où les commerçants s'étaient réunis et en direct par la Rai. Pour Prodi, c'était l'occasion de la revanche: les commerçants l'avaient hué lors d'un meeting à Turin.

Mis face à face, les deux leaders ont commencé par se reprocher mutuellement d'avoir pompé leur programme électoral dans les mesures destinées aux commerçants. «En tant que professeur, j'ai toujours eu de la compréhension pour ceux qui copient les devoirs», a ironisé Romano Prodi. «C'est une affirmation mesquine et infantile», a répliqué Berlusconi, dénonçant le manque d'homogénéité de l'Olivier, «composé d

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