Tokyo, de notre correspondante
Le tribunal de Tokyo a condamné hier à sept ans de prison ferme un ancien membre de la secte Aum Shinrikyo, pour sa participation à l'attentat meurtrier au gaz sarin dans le métro de Tokyo en mars 1995. Il s'agit de la première sentence rendue par les tribunaux, directement liée à cette journée noire du 20 mars, depuis le début du procès de la secte, le 4 septembre dernier. Sur les 104 inculpés, seuls 12 fidèles l'ont été pour l'attentat du métro de Tokyo, qui a fait 12 victimes et intoxiqué plus de 5.500 personnes.
Seiji Tashita, 26 ans, a admis avoir participé à la fabrication du gaz sarin, mais plaidé qu'à l'époque il ignorait son caractère mortel. La cour a relevé toutefois que Tashita avait aussi été impliqué dans la fabrication d'un autre gaz hautement toxique. Vu les substances chimiques utilisées, il ne pouvait totalement ignorer les intentions de la secte, d'autant qu'entre -temps, en 1994, avait eu lieu l'attentat de Matsumoto (7 morts), pour lequel la police avait conclu à l'utilisa- -tion du sarin.
Un autre épisode de l'affaire Aum Shinrikyo a retenu hier l'attention des Tokyoïtes. Pendant près d'une heure au petit matin, le centre de Tokyo était en état de siège. Escorté par un convoi de véhicules de police, surveillé par une ronde d'hélicoptères et un nombre impressionnant de policiers, Shoko Asahara, le gourou de la secte Aum Shinrikyo, a été transféré à la prison de Kosuge, située au nord-est de la capitale. Depuis son arrestation




