Le président Kim Young-Sam a averti hier la Corée du Nord que Séoul
ne tolérera plus aucune violation de la zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux pays depuis 1953, et a demandé aux forces armées d'être prêtes à repousser toute nouvelle provocation du Nord. Selon un responsable militaire, l'armée sud-coréenne ouvrira le feu à partir d'aujourd'hui sur tout soldat nord-coréen traversant la moitié sud de la DMZ. Depuis vendredi soir, l'armée nord-coréenne a effectué trois «graves» incursions dans cette bande de 247 km de long sur 4 de large (Libération du 8 avril). Une escalade est toujours possible. Aussi Séoul a-t-il appelé les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Japon et plusieurs autres pays à l'aider à dissuader Pyongyang de se livrer à de nouvelles violations de l'accord d'Armistice de 1953 que le régime communiste du Nord veut discréditer et mettre au rebut afin de signer une paix séparée avec les Etats-Unis, et circonvenir ainsi la Corée du Sud, à ses yeux un «régime fantoche». Lundi, Moscou a réagi en demandant à Pyongyang de faire preuve de «retenue». L'ancien allié de la Corée du Nord a réitéré sa proposition d'organisation d'une conférence internationale sur les problèmes de la péninsule. Le vice-Premier ministre russe, Vitali Ignatenko, se rendra mercredi à Pyongyang pour y aborder la coopération économique. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Panov, doit également se rendre en milieu de semaine en Corée du Nord. Alors que la Corée du




