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Libération

Le rôle des repentis dans la justice divise les partis italiens

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Publié le 13/04/1996 à 4h14

Rome, de notre correspondant

Les problèmes de la justice et le rôle écrasant des repentis dans les enquêtes judiciaires ont ravivé la polémique entre les principales formations politiques en pleine campagne électorale. La condamnation, samedi dernier, à une peine de dix ans de Bruno Contrada, ancien n°3 des services secrets civils, pour «complicité extérieure avec la Mafia», a mis le feu aux poudres. Un jugement «digne d'un régime totalitaire», a affirmé Tiziana Maiolo, présidente de la commission de la justice de la Chambre des députés et proche de Berlusconi. Contrada est le deuxième inculpé à être condamné pour ce crime inscrit récemment au code pénal. Et, de surcroît, exclusivement sur la foi de déclarations de collaborateurs de justice. Auparavant, un tribunal calabrais avait réservé le même sort à l'ancien leader socialiste Giacomo Mancini.

Pour beaucoup, les procès Mancini et Contrada sont la répétition générale de celui de l'ex-président du Conseil démocrate-chrétien Giulio Andreotti. Le centre droit a pris la défense de Contrada, en dénonçant les visées politiques des juges «rouges», notamment du procureur de Palerme, Giancarlo Caselli. Selon Berlusconi et ses amis, différents clans se seraient formés au sein de la magistrature, des forces de police et des services secrets, qui doivent leur pouvoir et leur influence à l'utilisation désinvolte des repentis. La majorité des partis du centre gauche, et au premier chef le PDS (ex-PCI), ont pour leur part réaffirmé toute

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