Le Japon a eu droit aux excuses très solennelles du président des
Etats-Unis pour le viol d'une fillette à Okinawa, en septembre, par trois GI's américains. «Le peuple américain regrette profondément la violence horrible dont a été victime la jeune écolière» d'Okinawa, a dit Bill Clinton dans un discours devant la Diète, le Parlement japonais. «Notre coeur est avec elle, avec sa famille et avec ses proches», a poursuivi Clinton en adressant également ce message «à toute la communauté d'Okinawa». «Nous sommes heureux que justice ait été rendue», a encore dit le président américain. Les trois violeurs ont été condamnés à sept ans d'emprisonnement.
Malgré ces nouvelles excuses Washington en avait déjà officiellement présenté par l'intermédiaire de son ambassadeur à Tokyo , cette affaire n'est pas cicatrisée dans l'opinion. 4 a 5.000 personnes ont manifesté hier a Tokyo pour réclamer la fermeture de toutes les bases américaines. Sur place, à Okinawa, ou stationnent les deux tiers des 47.000 soldats américains déployés en permanence dans l'archipel, la déclaration conjointe sur la sécurité, faite mercredi, n'a pas été bien accueillie. Les Etats-Unis et le Japon proclament en effet que le niveau de la présence militaire américaine ne sera pas réduit (Libération d'hier). Même si des promesses ont été faites pour alléger le poids de cette présence dans l'île, les habitants attendent de voir les effets concrets du redéploiement des soldats. La fermeture d'une base, celle de Futen




