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Libération
Reportage

ELECTIONS ITALIENNES, J-2. Avant les législatives cruciales du 21 avril, «Libération» fait le tour de la botte. La génération «Mains propres» en scène Enfants des soixante-huitards, leur coeur bat à droite. Et leur vote sera décisif.

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Publié le 19/04/1996 à 3h56

Rome, de notre correspondant Ils sont nés dans la première moitié des années 70, quand l'Italie semblait sombrer dans la guerre civile. Ils ont grandi dans les années 80 dans un pays qui voulait surtout oublier et s'enrichir. Ils ont aujourd'hui 18 à 25 ans et sont six millions, 12,5% du corps électoral. Dimanche prochain, ils ne pourront voter que pour la Chambre des députés, car il faut avoir 25 ans minimum pour élire les sénateurs. Néanmoins, leur choix pourrait se révéler décisif. Comme il le fut déjà aux dernières élections de 1994 pour Silvio Berlusconi qui obtint la majorité à la Chambre.

Changement. La génération «Mains propres», qui entre en scène, endosse de lourdes responsabilités. Elle a vu toute une classe dirigeante décimée par les tribunaux. Fait la claque pour Antonio Di Pietro, le procureur milanais qui traquait la corruption. Elle a vu aussi le changement s'enliser, la politique redevenir lointaine et incompréhensible, et l'idole Di Pietro jeter la toge aux orties. De quoi alimenter l'indifférence et le rejet de la politique. Les principaux leaders ont multiplié les marques d'attention à leur égard, mené campagne contre les tentations abstentionnistes. Un risque modeste, selon Antonio Agosta, professeur de sciences politiques à l'université d'Urbino: la participation des jeunes au vote est plus élevée que dans les autres classes d'âge. «C'est une tendance constante depuis 1972. Et en 1994, ils étaient 90% à voter. Un moyen, sans doute, de s'affirmer en tant

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