Tokyo,
de notre correspondante Le scandale gronde dans le monde du sumo, le sport national japonais. Combats truqués, liens avec la mafia, affaires de sexe ou de pots-de-vin, et mort suspecte à quelques heures d'intervalle d'une personnalité éminente de l'association et d'un lutteur, auteurs de confessions troublantes sur le milieu du sumo... Alors que le tournoi de printemps vient de se terminer par la victoire de la star nationale, Takanohana, des révélations plus ou moins avérées sont en train de ternir l'image de ce sport sacré.
Sur la foi des confessions de l'ancien lutteur Onaruto, ancienne star du sport national dans les années 60 qui avait depuis fondé sa propre écurie, le magazine à scandale Shukan Post, dont les tirages atteignent des niveaux records au Japon, a publié une série d'articles explosifs sur les agissements peu orthodoxes de certaines des plus grands sumotoris. L'affaire aurait pu en rester là. Ce n'est pas la première fois que de telles allégations sont lancées à l'encontre de l'Association japonaise de sumo. Mais elle a pris une nouvelle dimension avec la disparition subite, le 14 avril, de l'auteur principal des révélations, Onaruto, 53 ans. Et, à peine quelques heures plus tard, de celle d'un autre lutteur qui avait contribué lui aussi aux articles du Shukan Post. Officiellement, les deux hommes sont morts des suites d'une pneumonie. Malgré l'étrange concordance des deux décès, la police n'a pas ouvert d'enquête. Onaruto était sur le point de publ




