Des combats de rue se déroulent dans plusieurs villes du Xinjiang
(Turkestan oriental, ouest de la Chine) entre les indépendantistes ouïghours et l'armée et la police chinoises, qui ont lancé la plus importante opération de répression dans la région depuis de nombreuses années, a annoncé hier Mouhidin Moukhlissi, un responsable ouïghour exilé au Kazakhstan. Depuis le 20 avril, 5.000 Ouïghours ont été arrêtés, puis internés dans deux camps, a précisé ce porte-parole du Front national uni révolutionnaire (Fnur) du Turkestan oriental. Selon lui, «il y a eu vingt morts dans les villes de Tourfan et Karamaï». La communauté musulmane (sunnite) des 7 millions de Ouïghours, considérée en Chine comme une minorité nationale, est de culture et de langue turques. Elle a connu l'indépendance au Xinjiang, à la fin des années 40, avant que la région soit reconquise par les armées de Mao Zedong.
Plusieurs contingents des armées chinoises participent selon le Fnur à cette répression qui viserait les indépendantistes à Urumqi, Koutcha, Kouldja et Outchtourfan. Le 4 mai, dans cette dernière localité, «420 miliciens chinois avec 66 camions ont arrêté des centaines de personnes et ont saisi des livres en langue ouïghoure et des partitions de musique ouïghoure».
Hormis le Fnur, deux autres formations indépendantistes sont installées au Kazakhstan: le Mouvement de libération du Ouïghouristan, et l'Association du peuple ouïghour. Au Xinjiang même, plusieurs groupes armés seraient actifs. Le plus impor




