Bruxelles, correspondance
A Bruxelles, la partie de cache-cache s'est poursuivie hier; après plusieurs heures de discussion, le comité vétérinaire permanent des Quinze a dû se séparer sur un constat de désaccord. La Grande-Bretagne a refusé de renforcer son plan d'éradication de l'ESB (Encéphalopathie spongiforme bovine) qui, outre l'élimination en quatre ans des animaux de plus de 30 mois, prévoit notamment un programme d'abattage sélectif obligatoire des bovins nés entre octobre 1990 et juin 1993 dans un troupeau où les animaux de cette tranche d'âge seraient frappés par la maladie. Des propositions jugées insuffisantes par la Commission et la plupart des Etats membres, désireux d'avancer la période concernée à 1989, afin de réduire encore un peu plus les risques de contamination par les farines de viande et d'os. Plus de 20.000 bêtes, s'ajoutant aux 80.000 prévues, seraient concernées. «Impossible», rétorque Londres, qui ne dispose pas, pour cette période, de registres de naissances satisfaisants de son cheptel et rappelle que la période d'incubation est estimée à quatre ou six ans.
Les discussions devront donc se poursuivre la semaine prochaine: mercredi, lors de la prochaine réunion des experts vétérinaires, mais aussi lundi, lors du conclave romain des ministres des Affaires étrangères européens, originellement destiné aux travaux de la conférence intergouvernementale... sans oublier le sommet de Florence des 21 et 22 juin.
En attendant, la Grande-Bretagne, qui poursuivra




