Que les Britanniques, montrés du doigt pour cause de vache folle, se
rassurent: un autre psychodrame de dernière minute pourrait perturber le Conseil européen de Florence. Soumise à un flot de critiques incessantes, la Grèce risque en effet d'y être froidement sommée par ses partenaires, de lever son veto sur le règlement Méda, préalable indispensable au déboursement des 4,6 milliards d'Ecus alloués à la politique méditerranéenne entre 1995 et 1999. «Nous sommes extrêmement préoccupés par les retards pris dans l'exécution des programmes», regrette-t-on à la commission, tandis que le ministre français des Affaires européennes, Michel Barnier, dénonçait lundi la «gravité» de la situation. Une situation «politiquement très gênante» qui touche en premier lieu le Maroc et la Tunisie, avec lesquels la coopération est la plus avancée, mais risque rapidement d'affecter les 10 autres pays concernés: Chypre, Malte, les pays et territoires du Maghreb, du Proche et du Moyen-Orient, mais aussi, et c'est là que commence les difficultés, la Turquie. Or, les relations entre Ankara et sa voisine hellénique enregistrent depuis plusieurs mois un regain de tension. «Tant que la Turquie continuera sa politique agressive vis-à-vis de la Grèce et que nous ne trouverons pas plus de solidarité auprès de nos partenaires, nous n'accepterons pas de retirer notre veto. Nous attendons toujours une déclaration de l'Union appelant la Turquie à faire preuve de plus de compréhension», avertit un diplomate gre




