Menu
Libération

A Florence, la vache qui cache la forêt. Après l'accord sur la vache folle, les Quinze n'ont avancé sur presque aucun dossier.

Réservé aux abonnés

Publié le 24/06/1996 à 6h31

Florence, envoyés spéciaux

Sans leurs disputes à régler sur la vache folle, les Quinze, réunis à Florence, n'auraient pas eu grand-chose à se mettre sous la dent durant leur sommet, qualifié par tous de «transition». Le succès sur la «vache folle», obtenu vendredi, en ouverture du Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement, a, en effet, été suivi d'un «Fiasco sur l'emploi», pour reprendre le titre du quotidien italien la Repubblica, d'un constat de paralysie sur le futur de l'Union, d'un accord sur Europol, cet embryon de FBI européen qui se révèle être une énième exception accordée au Royaume-Uni, ou encore d'un constat d'impuissance face au veto grec qui bloque l'aide aux pays méditerranéens. «Forte en défense, l'équipe des Quinze se révèle fragile en attaque», ironise le Corriere de la sera.

En dépit de ce piètre résultat, les chefs d'Etat et de gouvernement se sont congratulés dans les vestiaires pour l'excellence de leurs prestations. John Major, le Premier ministre britannique, a ainsi trouvé l'accord sur la «vache folle très satisfaisant pour l'Europe et la Grande-Bretagne en particulier». «Je suis plus que content», a-t-il ajouté, sourd aux critiques virulentes de la presse britannique contre sa «capitulation». Sourd aussi à l'avertissement du Premier ministre suédois, Goran Persson, pour qui «la Grande-Bretagne va payer un prix très, très élevé», pour sa politique d'obstruction. Il faut dire que, mis à part ce couac diplomatique, les autres partenaires de Ma

Dans la même rubrique