Que les concubins lèvent le doigt. N'hésitant pas à braver les
interdits, la Commission de Bruxelles s'apprêterait à améliorer le statut de ses fonctionnaires, qui n'accorde actuellement des droits qu'aux seuls conjoints mariés. Un projet de communication actuellement en discussion propose en effet de reconnaître le concubinage homosexuel et hétérosexuel des fonctionnaires européens et des agents temporaires, et de le définir comme «une situation de fait caractérisée par une cohabitation et une communauté de vie notoires et permanentes de deux personnes de sexe différent ou de même sexe». L'objectif étant de garantir à tous les conjoints d'eurocrates des avantages aussi considérables que l'accès au bureau d'accueil, aux cercles de famille, aux cercles sportifs et de loisirs ou la possibilité de bénéficier de l'aide des assistants sociaux en cas de grande difficulté. Non contents de se voir reconnaître juridiquement ses multiples droits d'ores et déjà passés dans les us et coutumes, les concubins concernés pourront même participer aux cours de langues et se voir reconnaître l'entrée de certains bâtiments de la Commission, comme les restaurants, les cafétérias, et même, ce qui n'est pas négligeable, l'économat dans lequel viennent s'approvisionner, à des prix défiant toute concurrence, les Européens nostalgiques de leurs produits d'enfance. Quant aux fonctionnaires concernés, ils pourront enfin prétendre à divers congés spéciaux, comme le congé pour décès ou maladie grave du




