A quelques heures de la décision de Bill Clinton de maintenir ou non
certaines mesures discriminatoires contre les firmes étrangères investissant à Cuba, les ministres des Affaires étrangères des Quinze ont décidé, hier soir à Bruxelles, de faire monter la pression. Ils se sont mis d'accord sur une liste de représailles potentielles contre des entreprises américaines qui, dépossédées de leur droit, décideraient de traduire en justice des sociétés ayant récupéré leurs actifs, et de recevoir ainsi d'importantes compensations financières. Une possibilité offerte par le titre 3 de la loi Helms-Burton qui entrera en vigueur, sauf veto du président des Etats-Unis, le 1er août. Parmi les actions envisagées par les Européens, figure l'adoption d'une loi équivalente dans les Etats membres, la rédaction d'une liste des compagnies américaines concernées, l'ouverture d'un panel «OMC» (Organisation mondiale du commerce) et le rétablissement de visas contre les industriels d'outre-Atlantique. «La loi Helms-Burton est contraire aux règles du commerce international. Nous souhaitons que les Etats-Unis y renoncent», s'est exclamé le chef de la diplomatie française, Hervé de Charette. L'objectif étant aussi d'éviter que ne soit adopté, dans la foulée, le projet de loi américain d'Amato, qui aurait des conséquences économiques beaucoup plus importantes pour la France, en s'attaquant aux firmes installées en Iran et en Libye. En réponse, la Maison Blanche a appeléhier soir les Européens à «aider




