Tokyo de notre correspondante
Le mystère du bacille tueur, qui a fait samedi sa neuvième victime, reste entier au Japon et crée une ambiance de psychose dans la population. Trois mois après l'annonce de la première victime, en mai dernier, l'origine de l'épidémie mortelle provoquée par la bactérie 0-157 E. coli est toujours inexpliquée. Le décès samedi d'une vieille dame de 80 ans première victime dans la région de Tohoku confirme que l'épidémie est en train de se propager à travers tout l'archipel. Vendredi, une fillette avait péri des suites de la maladie dans le Kanto, deuxième victime mortelle de la région de Tokyo.
Si la plupart des victimes infectées par le bacille (plus de 9.000 personnes) restent concentrées dans la région d'Osaka, chaque jour de nouveaux cas d'intoxication alimentaire sont signalés dans différentes régions du Japon. Les autorités sanitaires ont fait état de plus de 400 personnes contaminées par le germe dans la région de Tokyo. On recense désormais des victimes jusque dans la grande île d'Hokkaido, tout à fait au nord de l'archipel. Et samedi encore, l'agence japonaise Kyodo s'est fait l'écho d'un nouveau cas d'intoxication alimentaire à Hiroshima, touchant 42 personnes dont une trentaine ont dû être hospitalisées. Sans dévoiler la cause de cette infection, les autorités locales auraient pourtant exclu, selon l'agence, le bacille 0-157.
Pour une majorité de Japonais, ces nouveaux cas tendent à prouver que les mesures prises par les autorités ne su




