Menu
Libération

La nostalgie des hippies devenus yuppies. La plupart des délégués démocrates ont fait leurs premières armes en 1968... à Chicago.

Réservé aux abonnés

Publié le 27/08/1996 à 9h11

Chicago envoyé spécial

«Peace and Love». Les musiciens sont en place et un air de nostalgie flotte sur la ville: pour le début de la convention démocrate, alors que les délégués arrivent à Chicago, l'heure est aux souvenirs de 1968 et aux images de la dernière convention démocrate dans la cité. Le sujet, à l'époque, était moins ce qui se passait à l'intérieur du hall de la convention que le spectacle de la rue: une bataille rangée que, pendant une semaine, la police de Chicago et la garde nationale avaient menée contre les manifestants opposés à la guerre du Viêt-nam et au parti de Lyndon Johnson. Sur scène, dans un théâtre de la ville, un groupe de jeunes musiciens, cheveux longs, vêtements bigarrés et guitares à la main rejouent, depuis le début du mois, la comédie musicale Hair qui entame à Chicago une nouvelle tournée. Dimanche, Crosby, Stills et Nash étaient sur scène avec d'autres musiciens et acteurs de l'époque dans un autre théâtre où un concert était organisé. Les profits serviront à financer un monument aux victimes de la guerre du Viêt-nam. Les leaders de l'époque sont là. Tom Hayden, l'un des chefs de file du mouvement étudiant, est aujourd'hui un délégué de Californie à la convention démocrate et lorgne sur la mairie de Los Angeles.

«Pour bon nombre des délégués aujourd'hui à Chicago, 1968 a été le moment décisif de l'entrée en politique. Qu'on le veuille ou non, le parti démocrate d'aujourd'hui leur doit beaucoup», affirme Marilyn Katz l'une des coordinatrices d

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique