Tokyo de notre correspondante
Ryutaro Hashimoto, le Premier ministre japonais, pourrait convoquer des élections législatives dès la fin octobre, alors que la législature s'achève en juillet 1997. Les prises de position d'une majorité des responsables de son parti, le Parti libéral démocrate (PLD), en faveur d'une dissolution de la Chambre basse l'auraient finalement conduit à modifier sa stratégie. Jusqu'ici, le Premier ministre semblait préférer le respect de l'échéance électorale, de façon à se présenter devant les électeurs avec un projet de budget pour l'exercice fiscal 1997.
Citant «plusieurs responsables de la majorité», notamment des dirigeants du PLD, parti dominant de la coalition au pouvoir, plusieurs médias japonais donnaient pour certaine la décision du Premier ministre, qui s'en défend cependant.
Hashimoto a répété que sa décision était suspendue à deux points: le résultat, dimanche, d'un référendum régional sur la présence des troupes américaines à Okinawa et la publication, mi-septembre, du chiffre de croissance du PIB, lequel fournira des indications sur la reprise ou non de l'économie.
Néanmoins, tout porte à croire que les événements devraient se précipiter la semaine prochaine. Mardi, Hashimoto doit consulter les représentants des trois partis de la coalition (PLD, le Parti social démocrate et Sagigake), et surtout recevoir le gouverneur d'Okinawa. De l'avis de plusieurs analystes, du résultat de cette entrevue dépend la décision du Premier ministre. Le résult




