L'amiral Liu Huaqing, premier vice-président du comité militaire
central chinois, qui devait quitter la France hier, a de quoi être satisfait de sa semaine. Présenté comme le numéro six de la hiérarchie chinoise, l'amiral a rencontré Jacques Chirac samedi à l'Elysée et visité de hauts lieux du dispositif militaire français.
Il s'est rendu durant son séjour à la base d'Istres, où il a pu voir évoluer le dernier-né des chasseurs français, le Rafale. A Cherbourg, l'amiral s'est intéressé de près au porte-avions Clemenceau (que la Chine convoiterait) et a même vu le nouveau porte-avions en construction, le Charles-de-Gaulle.
C'est donc un véritable tapis rouge qui s'est déroulé sous les pieds de ce personnage, alerte malgré ses 80 ans, qui dirige de fait les forces armées chinoises. Tout cela en dépit d'un obstacle apparemment majeur: les accords de Madrid qui, en juin 1989, sanctionnèrent le gouvernement chinois pour la répression de la place Tian Anmen. La France et ses partenaires européens avaient adopté des mesures de rétorsion comprenant la «suspension des contacts ministériels bilatéraux et à haut niveau» et l'«interruption de la coopération militaire», ainsi qu'un «embargo sur le commerce des armes». Mesures assouplies dès l'année suivante. Le président chinois, Jiang Zemin, ainsi que le Premier ministre, Li Peng, ont, depuis, visité la France et de nombreux pays européens. Le ministre de la Défense, Chi Haotian, ainsi que le chef d'état-major, Fu Quanyou, se sont rendus e




