Tokyo, de notre correspondante
Le Premier ministre japonais Ryutaro Hashimoto a annoncé hier sa décision de dissoudre la Diète (Parlement) aujourd'hui. Cette dissolution, attendue depuis plusieurs semaines, ouvrira la voie à des élections législatives anticipées, très probablement le 20 octobre prochain. Ce scrutin aura vraisemblablement du mal à balayer le cynisme qu'arborent de plus en plus d'électeurs japonais et d'élus à l'égard de la vie politique.
Les revirements des hommes politiques, même les plus audacieux, n'étonnent plus. Pour survivre, ces trois dernières années, certains politiciens n'ont eu d'autre choix que de changer de parti en cours de législature, sans que les électeurs n'aient à se prononcer sur leurs revirements. La dissolution de la Chambre, un serpent de mer depuis deux ans, aura peut-être le mérite de clarifier une situation politique confuse et de rompre la paralysie qui la caractérise depuis les dernières élections générales, en juillet 1993.
Ces élections avaient mis fin provisoirement au long règne (trente-huit ans) du PLD. Il fut remplacé par un gouvernement de coalition conduit par Morihiro Hosokawa, du Nouveau Parti du Japon (qui s'est fondu depuis dans le Parti de la nouvelle frontière). Mais, après l'euphorie du changement, de courte durée, l'archipel est entré dans une période de transition extrêmement floue. Les gouvernements de coalition successifs ont fait preuve d'indécision et de procrastination sur la plupart des dossiers importants.
L'act




